samedi 25 mars 2017

Moelle sanglante

Des cartilages géants claquent craquent — voies rectales d’horizons carnassiers — ossature opaline de laiteux flamboiements.

Un Os faramineux se fait sauter le Gland — et éclate en giclées de moelle écarlate.

L’azur déchiqueté rougeoie, tourne vert pâle parsemé d’anus blonds et vortex oblongs.

Des hommes et des femmes jubilent tout nus mêlés à de somptueuses carcasses rutilant sous l’ultime luminescence d’un ciel en capilotade — branlés mutuellement ils s’enfoncent de gros os dans la bouche et le rectum — leurs crânes se fendent et crachotent de roses éclairs d’ectoplasme fluorescent.

Une gelée purpurine s’épanche par les synapses dilatées de rêves rondelets à la fraise et de crème nichonneuse au blanc aveuglant — et de cris clairs et de tranches stridentes de lumière et de blanches éruptions en ronds de lait meurtriers.


Un énorme coutelas net et précis caresse l’entrefesse exquis de la liberté.


Extrait de Carnage sensitif

Younisos

samedi 4 mars 2017

Anti-poème rectal

Le pilon de poulet dans la fraîche fêlure rectale de Mary est la voie sensitive qui crie le souverain chant du silence tranchant — osseuse pine immanente épousant le charnel ondoiement du clavecin, vu que la létale dé-liaison est baroque.

Percer le tréfonds (en nuances vibrées) de la sarabande anale conduit à l’ultime poème vivant — le poème du Sublime Rectal. Car dans l’analité ainsi éployée réside le chant infinitésimal du vibrato viscéral.

Et Mary boira l’ossodomie jusqu’à sa lie meurtrière, sa bouche faisant trémuler de volupté les monstres telluriens et autres astres sensuels du firmament sensoriel,  
son anus charriant flots d’ivresse et déluges de délices chavirées.



Extrait de Carnage sensitif