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samedi 26 août 2017

Fellation

La fellation est une fêlure dans le flux charnel, ouvrant une voie vers la mélodie éventrée du silence.  

Extrait de Poésie Trash  de Younisos



mardi 6 janvier 2015

Frangipane et gros nichons

Je me suis intégralement éjaculé dans le scintillement gueulé de nichons matinaux.

J’ai pulvérisé une douce nymphe au cul frangipanesque, et entonné le chant-panique des joies décapitées. Ses viscères gisent triturés sur le fond équarri de la blanche carcasse d’Eros empalé.

Je chante l’aube platine d’un frais massacre qui pointe... le coutelas enfoncé jusqu’au manche dans l’aréole meringuée de la chance.

Ce matin, je me suis éjaculé tout entier dans la lumière tremblée d’un décolleté.

— Tu peux me sucer si tu veux, lui dis-je, de toute façon je bande du crâne, l’Os crève la lumière... la pine tu peux bien te la bâfrer.



Extrait de Carnage sensitif de Younisos


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CARNAGE SENSITIF de Younisos
                                                                                                           

dimanche 23 novembre 2014

Trois Phallus

Ma hache s’abattit sur la bête à trois pines. Le dos blanc se fendit laissant échapper des chapelets de petits insectes laiteux crachotant un sang électrique. Un second coup de hache fracassa le crâne translucide qui dégorgea un geyser de cervelle fluorescente et moussue.

La bête triphallique fraîchement décérébrée se releva dégoulinante... de sa gueule en compote émanait un gargouillis de barbaque triturée mêlé d’immondes râles stridulants... ses chairs se défaisaient et ses viscères se liquéfiaient en amples traînées de vermines à pseudopodes ectoplasmiques cependant que les trois pines se dressaient pleines et pâles, trois énormes phallus blancs, nets, d’une nudité effarante.

Je lui assénai encore deux coups de hache, la décapitant et l’éventrant : la moelle de ses vertèbres gicla parmi les ruisselets de sang tandis que ses grosses entrailles roses et blanches se déversaient luisantes, emplissant l’atmosphère d’une douce et enivrante puanteur.

A la hache je m’acharnai sur la carcasse en hurlant... Mes coups portaient, j’étais éclaboussé de débris filandreux, de sang lactescent et de blanchâtres sécrétions... — mais les trois pines demeuraient verticales et intactes, douées de vigueur autonome, en parfaite érection...

Trois belles surgirent alors entre la bête et moi, trois nichonneuses dépoitraillées, voluptueusement goulues, fortement chevelues... elles hurlèrent à ma face, je reculai, puis, chacune, s’emparant à deux mains d’un phallus, déploya une ample langue fraîche et aqueuse pour goûter au gland blanc...


Extrait de Carnage sensitif de Younisos