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dimanche 16 septembre 2018

Boyaux


Boyaux. Boyaux tendus écartelés sur le verbe. Boyaux tiraillés triturés cisaillés pour l'éclat blanc du cadavre atone de la prose — mon foie ahuri dans les cryptes pierreuses de l'est profond.

Boyaux. Boyaux déchiquetés en douces images sourdes et aveugles... seuls les viscères s'écoulent dans le silence écarlate du rien — le souffle perpétue l'agonie transperçant le pancréas du flux — cancer et stupre s'enculent mutuellement dans le substrat ondulé où trémule le Wi-Fi de la mort. 



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Younisos




mercredi 25 avril 2018

Extrait de Poésie Trash

L’azur déchiqueté verdoie, tourne rose pâle parsemé d’anus blonds et vortex oblongs.
Nulle scolopendre sur ma route. La trouée verticale émane du pur atroce anal.
Le long des ruelles, crânes fracassés par les concombres aux yeux vermeils.
Mon œsophage enfin troué, je m’endors savourant ma mort.
Sur la table, les fesses de Mary sourient à mon gland. Ma queue ahurie chante les douces abjections à venir. Morsure hilarante et sang de rumsteck.
 POÉSIE TRASH de Younisos
Recueil de textes, prose et poésie viscérales, explorant les rythmes brisés de la chair et de la lumière, déchiquetant les entrailles du possible, déchaînant des flux de visions où une tranche d'érotisme, figée en contemplation esthétique, génère l'apparition monstrueuse de la viande en soi.


Disponible ici : 

jeudi 9 novembre 2017

Désir mutant



Des bestioles transgéniques crépitent en crachotements déments le long du mur blanc dégorgeant un suc noir mêlé de fiel fluorescent où agonise la grosse truie mutante aux yeux clairs et ronds. Une bouche, une pine, un pilon de poulet, — doux cul rebondi — Une hache ! le bleu du ciel déferlant défèque sur la verbale vacuité pourrissante d'être — cri fendu pâle cuisse douceur qui crisse — la peau satinée hurle sa lueur d'opale aphone —

le chant égorge

le lait diaphane
de la
cuisse.  


Estrait de Poésie trash de Younisos.
...

Younisos



samedi 25 mars 2017

Moelle sanglante

Des cartilages géants claquent craquent — voies rectales d’horizons carnassiers — ossature opaline de laiteux flamboiements.

Un Os faramineux se fait sauter le Gland — et éclate en giclées de moelle écarlate.

L’azur déchiqueté rougeoie, tourne vert pâle parsemé d’anus blonds et vortex oblongs.

Des hommes et des femmes jubilent tout nus mêlés à de somptueuses carcasses rutilant sous l’ultime luminescence d’un ciel en capilotade — branlés mutuellement ils s’enfoncent de gros os dans la bouche et le rectum — leurs crânes se fendent et crachotent de roses éclairs d’ectoplasme fluorescent.

Une gelée purpurine s’épanche par les synapses dilatées de rêves rondelets à la fraise et de crème nichonneuse au blanc aveuglant — et de cris clairs et de tranches stridentes de lumière et de blanches éruptions en ronds de lait meurtriers.


Un énorme coutelas net et précis caresse l’entrefesse exquis de la liberté.


Extrait de Carnage sensitif de Younisos

Younisos

mardi 6 janvier 2015

Frangipane et gros nichons

Je me suis intégralement éjaculé dans le scintillement gueulé de nichons matinaux.

J’ai pulvérisé une douce nymphe au cul frangipanesque, et entonné le chant-panique des joies décapitées. Ses viscères gisent triturés sur le fond équarri de la blanche carcasse d’Eros empalé.

Je chante l’aube platine d’un frais massacre qui pointe... le coutelas enfoncé jusqu’au manche dans l’aréole meringuée de la chance.

Ce matin, je me suis éjaculé tout entier dans la lumière tremblée d’un décolleté.

— Tu peux me sucer si tu veux, lui dis-je, de toute façon je bande du crâne, l’Os crève la lumière... la pine tu peux bien te la bâfrer.



Extrait de Carnage sensitif de Younisos


...

CARNAGE SENSITIF de Younisos
                                                                                                           

vendredi 5 décembre 2014

Ithuphall-Os


Ni je ni autre.

Je suis le grand Os.
Je suis le grand Couteau.
Le grand Phallus.


Je suis RIEN.



Extrait de Carnage sensitif de Younisos




Younisos est Ithuphallos

Younisos







dimanche 23 novembre 2014

Schizo-trip/es

 
Une lame radicale étend son platine glacé
sur mes os sciés —
des boyaux schizoïdes
hurlent un free jazz charcuté :
ultime aphonie lymphatique —

et mes glandes effarées
se défont
en crachotements ioniques
tranchant le chant synaptique
de l’esthétique démembrée.


Extrait de Carnage sensitif de Younisos

Younisos