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mercredi 10 janvier 2018

Aisthêsis

Du non-savoir radical surgit le déchaînement des sens, le carnage sensoriel, et le dévoilement du fond obscène et tranchant de la lumière — chant brisé de gorges cisaillées dans l’aube palpitante des fesses claires. Le ventre déchiré de la nuit murmure ses relents de glorieux glands dans la bouche de la bacchante aphone aux prodigieux seins blancs.

L’azur frétille entre les neurones érectiles de moult giclées de cervelle sur les murs blancs à midi.


Silence et déliaison des sens, c’est bien de cela qu’il s’agit dans Poésie trash, le nouveau livre de Younisos.









lundi 12 septembre 2016

Plénitude

Rien ! a hurlé l’affreuse plénitude — naissantes atrocités au creux des tiédeurs carnées de mars — lumières tranchant dans le cours gluant du mou urbain.

Rien.


Tout gicle accompli — présence du présent.


L’immondice est parfaite, je chante la boue chante le carnage mécanique des cieux — calmes paniques du silence.

Rien.

Moult égorgements frétillent dans les gras boyaux du verbe — tripes dégorgeant leurs coutelas sensitifs GARRgouillis de syllabes assassines éclatées gorges gorgées d’hécatombes et fracas de sonores ossements acérés amples carcasses et carapaces écrabouillées flots de flammes flopées d’astres éclopés nuit foutraque — — vacuité pleine à craquer.

Rien.

Ainsi chantent les vifs éventrés. 



Extrait de Carnage sensitif de Younisos







vendredi 5 décembre 2014

Ithuphall-Os


Ni je ni autre.

Je suis le grand Os.
Je suis le grand Couteau.
Le grand Phallus.


Je suis RIEN.



Extrait de Carnage sensitif de Younisos




Younisos est Ithuphallos

Younisos