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lundi 12 septembre 2016

Plénitude

Rien ! a hurlé l’affreuse plénitude — naissantes atrocités au creux des tiédeurs carnées de mars — lumières tranchant dans le cours gluant du mou urbain.

Rien.


Tout gicle accompli — présence du présent.


L’immondice est parfaite, je chante la boue chante le carnage mécanique des cieux — calmes paniques du silence.

Rien.

Moult égorgements frétillent dans les gras boyaux du verbe — tripes dégorgeant leurs coutelas sensitifs GARRgouillis de syllabes assassines éclatées gorges gorgées d’hécatombes et fracas de sonores ossements acérés amples carcasses et carapaces écrabouillées flots de flammes flopées d’astres éclopés nuit foutraque — — vacuité pleine à craquer.

Rien.

Ainsi chantent les vifs éventrés. 



Extrait de Carnage sensitif de Younisos







jeudi 11 août 2016

Azur...

L'azur seul continue de gicler parfaitement abject et grossier, jutant sur la place tout son fiel mordoré, nimbé de nappes vaporeuses irisées de foutre éthéré et de lymphe translucide perçue uniquement par l’Os au gland tranchant à résonances sensorielles fluidifiées.






Extrait de Carnage sensitif de Younisos



dimanche 23 novembre 2014

Mille oranges en furie...


Mille oranges en furie
cervicales écrasant l’algorithme

doux boyaux assoupis en nuées pyrétiques
chantonnant le sourire de boue noire porc avide
de mon ode à la joie assassine

en quasars
débranchant vos circuits lymphatiques
et l'ego fracassé 
dans les fibres crémeuses de l'anus mirifique
flux carmin lamellé de platine

— cuisse juteuse
tue la lune

débridés les gros œufs déchiquettent

sève d'azur
sang ailé faim d’orage et poignard
qui ronronne dans l’abîme.




Extrait de Carnage sensitif de Younisos