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mercredi 6 mai 2020

Viscéral


Un gigantesque melon rigole au fin fond du silence.
Quelque part dans l’Iliade, l’épée tranchant les vertèbres fait gicler la moelle.
L’évidence est aphone. Atroce. Les mots sont des couteaux dans la plaie sensorielle, pour jouir à se scier les viscères, saigner à vif l’écran perceptif de l’horreur patente, fêlure du maintenant, orange crevée de l’abominable flux, strip-tease ahuri de l’os écorché.

J'ai les cervicales qui craquent… elles chantent la glauque raideur du flot présent.

L’arrière-boutique de l’écriture est un immonde égorgeoir, foutoir ahurissant d’abominables cochonneries, de vie charcutée, de démence régurgitée en lumières et galbes à midi.





Younisos









jeudi 9 novembre 2017

Désir mutant



Des bestioles transgéniques crépitent en crachotements déments le long du mur blanc dégorgeant un suc noir mêlé de fiel fluorescent où agonise la grosse truie mutante aux yeux clairs et ronds. Une bouche, une pine, un pilon de poulet, — doux cul rebondi — Une hache ! le bleu du ciel déferlant défèque sur la verbale vacuité pourrissante d'être — cri fendu pâle cuisse douceur qui crisse — la peau satinée hurle sa lueur d'opale aphone —

le chant égorge

le lait diaphane
de la
cuisse.  


Estrait de Poésie trash de Younisos.
...

Younisos



dimanche 23 novembre 2014

Mille oranges en furie...


Mille oranges en furie
cervicales écrasant l’algorithme

doux boyaux assoupis en nuées pyrétiques
chantonnant le sourire de boue noire porc avide
de mon ode à la joie assassine

en quasars
débranchant vos circuits lymphatiques
et l'ego fracassé 
dans les fibres crémeuses de l'anus mirifique
flux carmin lamellé de platine

— cuisse juteuse
tue la lune

débridés les gros œufs déchiquettent

sève d'azur
sang ailé faim d’orage et poignard
qui ronronne dans l’abîme.




Extrait de Carnage sensitif de Younisos