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samedi 4 mai 2019

Delicatessen


Une armée de steaks mutants aux dents pointues s’abat sur les claires franges du jour. À coups de dents ils déchirent.
L’immonde biologie fait des gargouillis au creux amniotique du silence.
Œsophagite, charcuterie, et autres moelleuses équations.
Qui veut du boudin ?
Le gosier enfin troué, Vlanck crachera le sang doux de son délicieux cadavre.
Les hackers nécrophages se chargeront de ses restes dans le Cloud.
Qui veut du boudin ?
Le cosmos est une grosse farce obscène, fripouillerie lugubre, ridicule, pensa Vlanck en débitant une belle tranche de fesse en tendres petits lardons appétissants.
Les foies mutants envahissent les ascenseurs des startups où ils branlent l’anus du futur, pendant que des milliards de verges et de vulves dégorgent des flots immondes de pixels recyclés en monnaies amorphes.

Extrait de
La Chair crue qui s’illumine 







Younisos


dimanche 16 septembre 2018

Boyaux


Boyaux. Boyaux tendus écartelés sur le verbe. Boyaux tiraillés triturés cisaillés pour l'éclat blanc du cadavre atone de la prose — mon foie ahuri dans les cryptes pierreuses de l'est profond.

Boyaux. Boyaux déchiquetés en douces images sourdes et aveugles... seuls les viscères s'écoulent dans le silence écarlate du rien — le souffle perpétue l'agonie transperçant le pancréas du flux — cancer et stupre s'enculent mutuellement dans le substrat ondulé où trémule le Wi-Fi de la mort. 



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Younisos




jeudi 11 août 2016

Azur...

L'azur seul continue de gicler parfaitement abject et grossier, jutant sur la place tout son fiel mordoré, nimbé de nappes vaporeuses irisées de foutre éthéré et de lymphe translucide perçue uniquement par l’Os au gland tranchant à résonances sensorielles fluidifiées.






Extrait de Carnage sensitif de Younisos



mardi 25 novembre 2014

La beauté — qui jaillit...


La beauté — qui jaillit sans nul besoin d'exister — sodomise à sec le réel et la vérité, qui ne sont que l'envers et l'endroit d'une pouilleuse escroquerie.


  Une vision me hante : TRIPES DANS LE CIEL.
En variantes éclatées elle revient...
Boyaux jaillis de la sombre tiédeur lymphatique — éjectés dans la béance azurée du jour.

L’éclat subit d’une beauté sublime et crue charrie cette même puissance d’ARRACHEMENT.
La beauté est un crachat de lumière arraché à la nuit des viscères.

— Aphrodite en gloire me désosse au soleil.

 

Extrait de Carnage sensitif de Younisos