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mercredi 25 avril 2018

Extrait de Poésie Trash

L’azur déchiqueté verdoie, tourne rose pâle parsemé d’anus blonds et vortex oblongs.
Nulle scolopendre sur ma route. La trouée verticale émane du pur atroce anal.
Le long des ruelles, crânes fracassés par les concombres aux yeux vermeils.
Mon œsophage enfin troué, je m’endors savourant ma mort.
Sur la table, les fesses de Mary sourient à mon gland. Ma queue ahurie chante les douces abjections à venir. Morsure hilarante et sang de rumsteck.
—
 POÉSIE TRASH de Younisos
Recueil de textes, prose et poésie viscérales, explorant les rythmes brisés de la chair et de la lumière, déchiquetant les entrailles du possible, déchaînant des flux de visions où une tranche d'érotisme, figée en contemplation esthétique, génère l'apparition monstrueuse de la viande en soi.


Disponible ici : 

dimanche 4 mars 2018

Un livre trash

Poésie Trash de Younisos

La chair, l'excès, la transgression.

Un livre qui vous éclaboussera les synapses.





Extrait : 


L'angoisse matinale revient me prendre telle une amante, elle me suce, et branle mes boyaux torturés.

Je m’éjacule tout entier et mes viscères ahuris ruissellent effarés sur mon lit déglingué, puis rampent en cuinant sur les murs de ma chambre délabrée.

L'horreur est rien.
L'horreur est une fenêtre — le jour qui éclate sur une façade chaulée.


… … …

Et quand l’horreur du matin azuré s’est estompée, il reste l’horreur de respirer — inspirer — atroce — expirer — atroce — ma rate remonte je la crache au bout de la — phrase.

J’écris dératé.

Un flot de viande féminine fait crouler le rythme derrière mes cervicales tordues.

Devant moi l’étendue de plasma et de lymphe calcinés — j’ai brûlé toute ma moelle — je m’apprête à sodomiser post-mortem le corps astral de mes rêves d’ex-humain.





mercredi 10 janvier 2018

Aisthêsis

Du non-savoir radical surgit le déchaînement des sens, le carnage sensoriel, et le dévoilement du fond obscène et tranchant de la lumière — chant brisé de gorges cisaillées dans l’aube palpitante des fesses claires. Le ventre déchiré de la nuit murmure ses relents de glorieux glands dans la bouche de la bacchante aphone aux prodigieux seins blancs.

L’azur frétille entre les neurones érectiles de moult giclées de cervelle sur les murs blancs à midi.


Silence et déliaison des sens, c’est bien de cela qu’il s’agit dans Poésie trash, le nouveau livre de Younisos.









mardi 9 janvier 2018

La viande en soi

Il faut une bonne dose de fièvre érotique pour ne pas voir ce qui, dans la chair, est viande et cadavre.

Younisos pose sur la chair un regard froidement esthétique, dévoilant l'horreur dans toute sa pureté sensorielle, laquelle charrie les feux dionysiaques de visions viscérales par-delà l'érotisme, où la lumière éclate tranchant la gorge à l'eros... initiant la monstrueuse apparition de la viande en soi.


Poésie Trash, le nouveau livre de Younisos, est une grosse tranche d'horreurs carnées.