jeudi 25 décembre 2014

Tortures duvetées


le coutelas s’applique d’emblée à ses propres fibres qu’il déchire une à une finissant en floraison de délices carnées  ma carne et mon sang dégoulinent sur mes murs  défoncé au free jazz je bande égorgé —  chair ondulante en vagues de lumières ondoyantes et courbes veloutées fulgurantes fuselées ascendantes de la femme écarlate   tout pulpe Vénus donne à voir en giclées ses délices le matin assassin chantonne sa chaconne térébrante dans les plis torturés des viscères la tiédeur des entrailles se mue 
en caillots pétrifiés appelant au massacre — des oiseaux azurés font des trous argentés dans le flot chaviré des boyaux 
à laper la laiteuse
dont les fesses fleurissent 
perchées
extase et  rage s’entremêlent
fluant retombant 
en sèves givrées et musiques morcelées  — éclairs sensoriels, et galbes duvetés une caresse... éclatée — la lame crissante du silence cisaille le flux et Mary trempe ses macarons dans le sang frais de Clotilde… ô mon doux cadavre... je jouis

Extrait de Carnage sensitif


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