samedi 4 mars 2017

Anti-poème rectal

Le pilon de poulet dans la fraîche fêlure rectale de Mary est la voie sensitive qui crie le souverain chant du silence tranchant — osseuse pine immanente épousant le charnel ondoiement du clavecin, vu que la létale dé-liaison est baroque.

Percer le tréfonds (en nuances vibrées) de la sarabande anale conduit à l’ultime poème vivant — le poème du Sublime Rectal. Car dans l’analité ainsi éployée réside le chant infinitésimal du vibrato viscéral.

Et Mary boira l’ossodomie jusqu’à sa lie meurtrière, sa bouche faisant trémuler de volupté les monstres telluriens et autres astres sensuels du firmament sensoriel,  
son anus charriant flots d’ivresse et déluges de délices chavirées.



Extrait de Carnage sensitif de Younisos





Younisos

lundi 12 septembre 2016

Plénitude

Rien ! a hurlé l’affreuse plénitude — naissantes atrocités au creux des tiédeurs carnées de mars — lumières tranchant dans le cours gluant du mou urbain.

Rien.


Tout gicle accompli — présence du présent.


L’immondice est parfaite, je chante la boue chante le carnage mécanique des cieux — calmes paniques du silence.

Rien.

Moult égorgements frétillent dans les gras boyaux du verbe — tripes dégorgeant leurs coutelas sensitifs GARRgouillis de syllabes assassines éclatées gorges gorgées d’hécatombes et fracas de sonores ossements acérés amples carcasses et carapaces écrabouillées flots de flammes flopées d’astres éclopés nuit foutraque — — vacuité pleine à craquer.

Rien.

Ainsi chantent les vifs éventrés. 



Extrait de Carnage sensitif de Younisos







jeudi 11 août 2016

Poésie trash


Poésie trash  de Younisos

Recueil de textes, prose et poésie viscérales, explorant les rythmes brisés de la chair et de la lumière, déchiquetant les entrailles du possible, déchaînant des flux de visions où une tranche d'érotisme, figée en contemplation esthétique, génère l'apparition monstrueuse de la viande en soi.

Poésie trash est disponible ici : 

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Azur...

L'azur seul continue de gicler parfaitement abject et grossier, jutant sur la place tout son fiel mordoré, nimbé de nappes vaporeuses irisées de foutre éthéré et de lymphe translucide perçue uniquement par l’Os au gland tranchant à résonances sensorielles fluidifiées.






Extrait de Carnage sensitif de Younisos



lundi 16 mars 2015

La chair

L'évidence lunaire d'un gros sein blanc fait surgir l'excès au sein de l'évidence en soi.

Carnage Sensitif


...

La lumière d'un sein.



Une tranche d'érotisme figée en contemplation esthétique génère l'apparition monstrueuse de la viande en soi.
Un gros sein blanc.
Le silence.

...


vendredi 23 janvier 2015

Giclées sensorielles




Sur le lait brutal de ta peau s’empourprent des flots aphones qui claquent flakkk-fffrak ! fruits fracassés foie flagrant galbe lacté éclaté seins sciés cris striés — ouvre-toi ! écartèle tes pores je viens damné gueuler mon chant en toi défoncer tes pores avec mon crâne-gland-coutelas — ouvre-toi ! — sur le lait fractal de ta peau s’éploient des fleurs d’effroi ——




Viens

défais-toi tremble tremble ondoie

astres trémulant trip en tripes triturées rectales extatiques envolées
trépas torturés carnage crépitant cri de crânes carnassiers

ivresse carnée astrale ossodomie

viens frôler ton délire/délice anal sur le gland vertical de l’Os sidéral

viens — empale-toi !

délie-toi ruisselle ondule
love ta chair en fluides embrasés embrassant mon osseuse atroce intégrale érection

viens vibre en flots de silence brûlant en chaudes coulées dissous-toi en effluves en torrents en suaves soleils lactés en flux de volupté

viens défais-toi — hurle à la mort, au massacre sensitif
au silence déchiqueté

au silence
...
— Plénitude.
 





Extraits de Carnage sensitif de Younisos







mardi 6 janvier 2015

Frangipane et gros nichons

Je me suis intégralement éjaculé dans le scintillement gueulé de nichons matinaux.

J’ai pulvérisé une douce nymphe au cul frangipanesque, et entonné le chant-panique des joies décapitées. Ses viscères gisent triturés sur le fond équarri de la blanche carcasse d’Eros empalé.

Je chante l’aube platine d’un frais massacre qui pointe... le coutelas enfoncé jusqu’au manche dans l’aréole meringuée de la chance.

Ce matin, je me suis éjaculé tout entier dans la lumière tremblée d’un décolleté.

— Tu peux me sucer si tu veux, lui dis-je, de toute façon je bande du crâne, l’Os crève la lumière... la pine tu peux bien te la bâfrer.



Extrait de Carnage sensitif de Younisos


...

CARNAGE SENSITIF de Younisos
                                                                                                           

vendredi 2 janvier 2015

La lumière


L'évidence lunaire d'un gros sein blanc fait surgir l'excès au sein de l'évidence en soi.



L’éclat cru d’un gros sein blanc est une insulte à la prudence, un démenti de la raison, fond laiteux pour des rigoles de sang, orage de déflagrations hilares éclaboussant la gueule à ceux qui pensent à demain.



Extrait de Carnage sensitif de Younisos


(Silence des gros seins blancs.)





jeudi 25 décembre 2014

Tortures duvetées


le coutelas s’applique d’emblée à ses propres fibres qu’il déchire une à une finissant en floraison de délices carnées  ma carne et mon sang dégoulinent sur mes murs  défoncé au free jazz je bande égorgé —  chair ondulante en vagues de lumières ondoyantes et courbes veloutées fulgurantes fuselées ascendantes de la femme écarlate   tout pulpe Vénus donne à voir en giclées ses délices le matin assassin chantonne sa chaconne térébrante dans les plis torturés des viscères la tiédeur des entrailles se mue 
en caillots pétrifiés appelant au massacre — des oiseaux azurés font des trous argentés dans le flot chaviré des boyaux 
à laper la laiteuse
dont les fesses fleurissent 
perchées
extase et  rage s’entremêlent
fluant retombant 
en sèves givrées et musiques morcelées  — éclairs sensoriels, et galbes duvetés une caresse... éclatée — la lame crissante du silence cisaille le flux et Mary trempe ses macarons dans le sang frais de Clotilde… ô mon doux cadavre... je jouis



Extrait de Carnage sensitif de Younisos







mardi 16 décembre 2014

... tendrement


Quelque part dans Sade il est question d’un dindon sodomisé que l’on décapite en déchargeant. Ce matin je me suis réveillé avec un goût de sang dans la bouche et le gosier. J’ai rêvé que j’aimais une femme, tendrement. J’ai toujours mon coutelas. Évidemment, je ne suis pas moi.
Je baise lucidement, le buste droit, menton tendu vers les cieux.
Je ne me couche jamais.
Entre la volupté et le massacre il y a un pas à franchir, une membrane cellophane à crever.
(L'enconnage n'est qu'un prélude à l’OSsodomie.)





Extrait de Carnage sensitif de Younisos







lundi 8 décembre 2014

Écrire est abject...



Écrire est abject. C’est se branler avec sa propre lymphe, les tripes puantes, fiel gras... boyaux caillés s’enroulant pétrifiés le long des côtes fêlées, se faufilant vers le fion... intime charcuterie verbale finissant en trip rectal, et toute la carcasse fendue le long des vertèbres et les viscères béants enfin au soleil en tremblements désagrégés dans le frais frémissement des pavés en mai. — Ossodomie hallucinatoire impliquant les forces verticales du flux, et la carne lactégalactique.

Strip-tease non-dualiste de l’objectivité absolue s’auto-enculant.




vendredi 5 décembre 2014

Ithuphall-Os


Ni je ni autre.

Je suis le grand Os.
Je suis le grand Couteau.
Le grand Phallus.


Je suis RIEN.



Extrait de Carnage sensitif de Younisos




Younisos est Ithuphallos

Younisos







mardi 25 novembre 2014

La beauté — qui jaillit...


La beauté — qui jaillit sans nul besoin d'exister — sodomise à sec le réel et la vérité, qui ne sont que l'envers et l'endroit d'une pouilleuse escroquerie.


  Une vision me hante : TRIPES DANS LE CIEL.
En variantes éclatées elle revient...
Boyaux jaillis de la sombre tiédeur lymphatique — éjectés dans la béance azurée du jour.

L’éclat subit d’une beauté sublime et crue charrie cette même puissance d’ARRACHEMENT.
La beauté est un crachat de lumière arraché à la nuit des viscères.

— Aphrodite en gloire me désosse au soleil.

 

Extrait de Carnage sensitif de Younisos







La belle et la bière

Elle fit jaillir ses seins de son corsage, tout lourds et blancs. 
Son désir enflait en nappes de voracité trémulée.
Devant elle Vlanck demeurait distant, apathique, mâchoire carrée tendue en silence tranchant.
Elle glissa la main entre les cuisses, et un petit râle affleura dans sa gorge.

La mutité glacée du regard de Vlanck exacerbait la fébrilité de la nana...
Guiboles bringuebalant et doigts s’activant crescendo sur la vulve, elle haletait, et ses grosses mèches noires retombaient sur ses yeux révulsés.

Vlanck décapsula une bière.
Elle poussa un long gémissement viscéral s’étiolant en brefs gargouillis râlés s’éteignant. 
— Viens ! gémit-elle.
Il tétait sa bière.



Extrait de
La Chair crue qui s'illumine

 Disponible ici :

 





dimanche 23 novembre 2014

Trois Phallus

Ma hache s’abattit sur la bête à trois pines. Le dos blanc se fendit laissant échapper des chapelets de petits insectes laiteux crachotant un sang électrique. Un second coup de hache fracassa le crâne translucide qui dégorgea un geyser de cervelle fluorescente et moussue.

La bête triphallique fraîchement décérébrée se releva dégoulinante... de sa gueule en compote émanait un gargouillis de barbaque triturée mêlé d’immondes râles stridulants... ses chairs se défaisaient et ses viscères se liquéfiaient en amples traînées de vermines à pseudopodes ectoplasmiques cependant que les trois pines se dressaient pleines et pâles, trois énormes phallus blancs, nets, d’une nudité effarante.

Je lui assénai encore deux coups de hache, la décapitant et l’éventrant : la moelle de ses vertèbres gicla parmi les ruisselets de sang tandis que ses grosses entrailles roses et blanches se déversaient luisantes, emplissant l’atmosphère d’une douce et enivrante puanteur.

A la hache je m’acharnai sur la carcasse en hurlant... Mes coups portaient, j’étais éclaboussé de débris filandreux, de sang lactescent et de blanchâtres sécrétions... — mais les trois pines demeuraient verticales et intactes, douées de vigueur autonome, en parfaite érection...

Trois belles surgirent alors entre la bête et moi, trois nichonneuses dépoitraillées, voluptueusement goulues, fortement chevelues... elles hurlèrent à ma face, je reculai, puis, chacune, s’emparant à deux mains d’un phallus, déploya une ample langue fraîche et aqueuse pour goûter au gland blanc...


Extrait de Carnage sensitif de Younisos




Schizo-trip/es

 
Une lame radicale étend son platine glacé
sur mes os sciés —
des boyaux schizoïdes
hurlent un free jazz charcuté :
ultime aphonie lymphatique —

et mes glandes effarées
se défont
en crachotements ioniques
tranchant le chant synaptique
de l’esthétique démembrée.


Extrait de Carnage sensitif de Younisos

Younisos